Une société de guerriers.

L'éducation des enfants est tournée vers un objectif : les préparer à entrer, vers l'âge de 16, 17 ans, dans la fratrie des guerriers. Le courage est une qualité essentielle qu'il convient d'exprimer à la guerre ou pour venger l'honneur de son clan. Un homme reçoit son premier arc de son père et il se sépare rarement de cet attribut viril.

Le culte de la Terre.

Il n'existe pas, chez les Lobi, de chefs de village. L'unité du groupe repose essentiellement sur le culte commun que ses habitants rendent à la déesse Terre ou "di". Cette divinité est l'épouse de "Thagba", le Dieu suprême, créateur de tout ce qui vit, maître du ciel et de la foudre. Il la féconde par la pluie et donne les récoltes. Aucun culte direct ne peut lui être rendu. A chaque village est associé un autel de la Terre ou "dithil", généralement situé sous un arbre, à proximité de la maison du prêtre de la Terre, le "dithildar". On ne saurait recenser tous les cultes rencontrés en pays lobi tant ils sont nombreux, depuis la culte de la Terre et des cours d'eau au culte des ancêtres, en passant par celui du matriclan, du patriclan mais aussi de la chasse, du marché etc.

L'art Lobi.

En fait, on commence à peine à percer le secret de l'art Lobi. Et d'aucuns n'hésitent pas à situer les Lobi au plus haut de la statuaire africaine, à reconnaître en eux l'équivalent des sculpteurs romans, les créateurs singuliers d'oeuvres qui vont droit à l'assentiel et ne libèrent un rythme, une force qu'avec la certitute de frapper au point d'impact le plus sûr. Avec les Lobi, il semble qu'on remonte aux sources de la sculpture nègre, celle qui dédaigne les effets ou l'anecdote. S'il fallait définir l'art africain, un mot d'abord devrait le résumer: la dignité. Jamais on n'observe ici une forme, un geste ou une expression qu'on puisse qualifier de vulgaire, d'outré, ni même qui soit dominé par l'expression du seul sentiment. Cette dignité, cette réserve dense et puissante, les Lobi les portent au maximum de tension et de concentration à travers les sculptures d'ancêtres. Farouchement repliés sur eux même, "vivant presque toujours à une distance de flèche" de tout voisin, les Lobi sont réputés pour n'avoir jamais été soumis. Cette insoumission a trouvé ses lois plastiques. Observons une statue lobi, de préférence une tête sculptée: volume, taille, incision et crâne nu souligné d'une arête large, c'est l'Egypte qui semble se réincarner..."

Les statuettes lobi sont généralement en bois. La station debout est prépondérante avec une disproportion de la tête de 1/5ème par rapport à l'ensemble du corps. Elles sont majoritairement frontales, hiératiques et rigides. On y décèle une volonté de stylisation et un géométrisme visible. Ces œuvres traduisent une expression symbolique de la réalité.

1 - Les yeux sont matérialisés par une simple incision, un disque, un rectangle ou un bouton ovoïde. Ils sont sans regard, traduisant en cela l'aversion des lobi pour la curiosité, considérée comme une marque d'impudeur.

2 - La bouche est marquée par deux disques ou deux rectangles en relief. Elle rappelle la déformation provoquée chez les femmes par le port du double labret. Le nezest court, droit, pointu ou triangulaire. Les oreilles, toujours stylisées, sont formées d'un arc de cercle ou d'un disque en relief.

3 - La coiffure : les statuettes féminines ont le crâne lisse et nu ou une coiffure en "casque". Chez les lobi, on rase toujours le tour de la tête des femmes pour former ainsi une calotte. Sur les statuettes hermaphrodites à double tête, la femme porte toujours une coiffure tressée ou un casque de bois taillé pour la différencier de l'homme.

Les bras et les mains sont généralement collés au corps. Ils peuvent être très courts, stylisés, sans coude ou longs et filiformes. Les mains ont la forme de trapèze aplatis. Les jambes sont légèrement fléchies, les pieds reposent sur un socle. Le bas de la statue est en général négligé. Si le geste est globalement expressif, le mouvement du corps traduit des intentions dont la signification échappe au profane. Chez les lobi, les techniques du corps sont codées et seuls les initiés sont instruits du sens de telle attitude, de tel geste ou de la fonction de telle œuvre. La richesse de la statuaire lobi se caractérise par l'extrême variété des attitudes. Aucune scène de la vie quotidienne n'a échappé au regard des sculpteurs.

Il y a des statuettes appelées " yadawoza ".Elles évoquent l'impuissance de l'homme face aux contingences de sa condition humaine. Statuettes propiatoires, elles ont les bras levés au ciel, écartés ou tendus en arrière, ou même croisés et souvent les mains sur les épaules.

Bras levés au ciel, écartés ou tendus en arrière sont les attitudes d'un homme affligé, d'un désespéré en quête d'une aide, d'un secours. Un bras levé ou tendu, une tête tournée à droite ou à gauche, traduisent un malheur ayant frappé soit le matriclan (gauche), soit le patriclan (droit). La forme traduit rarement la fonction, elle renvoie à des représentations sociales et religieuses.">

  

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statue Lobi "burkina faso"
(Réf : 1488364496)
Pièce Unique


Prix : 240.00 €

Description détaillée:
Ancienne pièce âge inconnu,elle fait 28cm de haut.

Le pays Lobi est situé entre 9° et 11° de latitude nord et entre 2°30' et 4° de longitude ouest. Il s'étend sur le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso. Le terme "Lobi" désigne un ensemble de groupes ethniques dont les principaux sont les Birifor, les Dagara, les Gans et les Lobi proprement dits. Tous originaires du Ghana, ils ont traversé le fleuve Mouhoun à partir de la fin du XVIIIème siècle pour s'établir, en vagues successives, à l'intérieur du pays, à la recherche de terres fertiles. Ils forment aujourd'hui une population d'environ 160 000 habitants, dont la majorité vit au Burkina Faso. Tout en parlant des langues très différentes, Lobi, Birifor et Dagara partagent de nombreux traits culturels.

Une société de guerriers.

L'éducation des enfants est tournée vers un objectif : les préparer à entrer, vers l'âge de 16, 17 ans, dans la fratrie des guerriers. Le courage est une qualité essentielle qu'il convient d'exprimer à la guerre ou pour venger l'honneur de son clan. Un homme reçoit son premier arc de son père et il se sépare rarement de cet attribut viril.

Le culte de la Terre.

Il n'existe pas, chez les Lobi, de chefs de village. L'unité du groupe repose essentiellement sur le culte commun que ses habitants rendent à la déesse Terre ou "di". Cette divinité est l'épouse de "Thagba", le Dieu suprême, créateur de tout ce qui vit, maître du ciel et de la foudre. Il la féconde par la pluie et donne les récoltes. Aucun culte direct ne peut lui être rendu. A chaque village est associé un autel de la Terre ou "dithil", généralement situé sous un arbre, à proximité de la maison du prêtre de la Terre, le "dithildar". On ne saurait recenser tous les cultes rencontrés en pays lobi tant ils sont nombreux, depuis la culte de la Terre et des cours d'eau au culte des ancêtres, en passant par celui du matriclan, du patriclan mais aussi de la chasse, du marché etc.

L'art Lobi.

En fait, on commence à peine à percer le secret de l'art Lobi. Et d'aucuns n'hésitent pas à situer les Lobi au plus haut de la statuaire africaine, à reconnaître en eux l'équivalent des sculpteurs romans, les créateurs singuliers d'oeuvres qui vont droit à l'assentiel et ne libèrent un rythme, une force qu'avec la certitute de frapper au point d'impact le plus sûr. Avec les Lobi, il semble qu'on remonte aux sources de la sculpture nègre, celle qui dédaigne les effets ou l'anecdote. S'il fallait définir l'art africain, un mot d'abord devrait le résumer: la dignité. Jamais on n'observe ici une forme, un geste ou une expression qu'on puisse qualifier de vulgaire, d'outré, ni même qui soit dominé par l'expression du seul sentiment. Cette dignité, cette réserve dense et puissante, les Lobi les portent au maximum de tension et de concentration à travers les sculptures d'ancêtres. Farouchement repliés sur eux même, "vivant presque toujours à une distance de flèche" de tout voisin, les Lobi sont réputés pour n'avoir jamais été soumis. Cette insoumission a trouvé ses lois plastiques. Observons une statue lobi, de préférence une tête sculptée: volume, taille, incision et crâne nu souligné d'une arête large, c'est l'Egypte qui semble se réincarner..."

Les statuettes lobi sont généralement en bois. La station debout est prépondérante avec une disproportion de la tête de 1/5ème par rapport à l'ensemble du corps. Elles sont majoritairement frontales, hiératiques et rigides. On y décèle une volonté de stylisation et un géométrisme visible. Ces œuvres traduisent une expression symbolique de la réalité.

1 - Les yeux sont matérialisés par une simple incision, un disque, un rectangle ou un bouton ovoïde. Ils sont sans regard, traduisant en cela l'aversion des lobi pour la curiosité, considérée comme une marque d'impudeur.

2 - La bouche est marquée par deux disques ou deux rectangles en relief. Elle rappelle la déformation provoquée chez les femmes par le port du double labret. Le nezest court, droit, pointu ou triangulaire. Les oreilles, toujours stylisées, sont formées d'un arc de cercle ou d'un disque en relief.

3 - La coiffure : les statuettes féminines ont le crâne lisse et nu ou une coiffure en "casque". Chez les lobi, on rase toujours le tour de la tête des femmes pour former ainsi une calotte. Sur les statuettes hermaphrodites à double tête, la femme porte toujours une coiffure tressée ou un casque de bois taillé pour la différencier de l'homme.

Les bras et les mains sont généralement collés au corps. Ils peuvent être très courts, stylisés, sans coude ou longs et filiformes. Les mains ont la forme de trapèze aplatis. Les jambes sont légèrement fléchies, les pieds reposent sur un socle. Le bas de la statue est en général négligé. Si le geste est globalement expressif, le mouvement du corps traduit des intentions dont la signification échappe au profane. Chez les lobi, les techniques du corps sont codées et seuls les initiés sont instruits du sens de telle attitude, de tel geste ou de la fonction de telle œuvre. La richesse de la statuaire lobi se caractérise par l'extrême variété des attitudes. Aucune scène de la vie quotidienne n'a échappé au regard des sculpteurs.

Il y a des statuettes appelées " yadawoza ".Elles évoquent l'impuissance de l'homme face aux contingences de sa condition humaine. Statuettes propiatoires, elles ont les bras levés au ciel, écartés ou tendus en arrière, ou même croisés et souvent les mains sur les épaules.

Bras levés au ciel, écartés ou tendus en arrière sont les attitudes d'un homme affligé, d'un désespéré en quête d'une aide, d'un secours. Un bras levé ou tendu, une tête tournée à droite ou à gauche, traduisent un malheur ayant frappé soit le matriclan (gauche), soit le patriclan (droit). La forme traduit rarement la fonction, elle renvoie à des représentations sociales et religieuses.



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